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Il vaut mieux vivre le moment ou le capturer ?

Ce Lundi, j’ai vécu une soirée hors du commun. J’ai fumé une cigarette avec Claudia cardinale, j’ai parlé mariage avec Clotilde Coureau et son prince de Savoie, Henri Seydoux (Monsieur cinéma Français) et moi_même, nous nous sommes penchés sur le conflit israélo-palestinien et enfin un écrivain dont j’ai oublié le nom, la faute au champagne, m’a fait partager sa passion pour Napoléon !

 En rentrant, l’instagrammeuse qui vit en moi se demande comment  elle n’a pas dégainé son téléphone, cliqué sur son application préférée, appliqué le filtre XPROL, publié et partagé instantanément avec tous ses contacts facebook, twitter tumbler, pinterest et leur récent ancêtre le blog, ne serait ce qu’un instant désuet de cette soirée hors du commun?

En même pas une génération, les nouvelles technologies aidant, mais surtout les réseaux sociaux, nos questions existentielles se sont avatarées (je ne sais pas si le verbe existe mais j’aime bien) !!!! Toutes les interrogations  du genre, D’où vient la vie ? Qu’elle est son but ? En a-t-elle seulement un ? Où allons-nous ?  Ne sont plus vraiment d’actualité. Aujourd’hui on  se demande :

 

Il vaut mieux vivre le moment ou le capturer ?

Pour y répondre, le réflexe philosophique : Thèse, antithèse et synthèse  version express, parce que c’est internet:

 

Il vaut mieux vivre le moment :

* D’abord une chose simple, au moment où je clique pour capturer l’instant, je ne le vis pas, puisque mon esprit et ailleurs, il est concentré sur l’objectif : faire la photo.

* Et si ce moment est extraordinaire, que je suis troublée au moment de cliquer sur le viseur, il y a des chances qu’elle soit floue…

* Éditer les photos de sa vie tourne à l’obsession et avant d’avoir le réflexe de dégainer son téléphone pour capturer un instant de vie extraordinaire, c’est surtout notre quotidien et nos céréales qu’on mitraille, et franchement instagrammer avec notre communauté, nos rouleaux de printemps achetés chez le chinois ne va pas vraiment, servir, inspirer ou donner une lueur d’espoir à l’humanité, à moins que les rouleaux de printemps soient assaisonnés au jus de chat (oui je sais c’est glauque) ! Notre vie n’intéresse que nous, alors vivons la, arrêtons de titrer nos albums photos « Moi ». On sais que c’est que ce n’est pas les photos du chat (du rouleau de printemps)  qui se la coule douce au soleil, qui s’éclate en boite, dans sa salle de bain, ou avec sa famille et à Nice !

 

Il vaut mieux le capturer :

* Photographier c’est capturer une fraction de temps qui ne reviendra jamais. Et même s’il s’agit de photographies de poche, que nos clichés ne seront jamais exposés au mini palais, on immortalise un moment. Qui sait, on sera peut être heureux de retrouver ce cliché, un jour de déprime !

 *On est bien d’accord, on est en 2012, une photo prise = une photo publiée, sinon ma chronique n’a aucun sens, vous vous rappelez au début je vous parlais des nouvelles questions existentielles… peut-être que finalement réseauter sa vie en image, ça nous rend tout simplement heureux, donc en capturant le moment, on va le partager et peut être  que cet acte va nous le faire revivre…

 * Enfin et si au fond on a peur de ne pas se souvenir ?… Capturer un moment, serait l’assurance d’avoir une trace de ce qu’on a vécu.

 

Question ouverte pour conclure:

* Et si on se laissait guider par le présent sans se poser la question?  c’est ça vivre et capturer le moment?

 

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