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Twins for peace

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 J’ai adoré converser ( j’aime bien le mot) avec Maxime Mussard. D’abord parce qu’il a un charme fou, (je n’ai pas l’habitude d’être si expensive, mais voilà, c’est dit) ensuite parce qu’il me donne envie de ranger au placard mes talons de 12cm et d’enfiler des sneackers aux pieds et enfin son projet me touche, l’idée que mon petit plaisir mercantile se transforme en bonne action me plaît bien!

Question bateau, mais pourquoi Twins ? D’abord parce que mon frère et moi sommes jumeaux, mais c’est une sorte d’hommage à l’idée qu’en achetant une paire de chaussures on en offre une autre.

C’est toi qui dessine les modèles ? je dessine les modèles, et mon frère Dimitri m’aide au quotidien, c’est quelqu’un qui a beaucoup de goût. Ce sont des chaussures classiques, intemporelles qu’on peut mettre tout le temps.

Avec Twins, tu fais avec un business de l’humanitaire , comment l’idée t’es venue ? Ça vient de l’enfance, surtout d’une femme, notre femme de ménage venait du cap vert, elle ne pouvait pas voir son enfant resté là-bas, des problèmes d’argent, de visa… elle ne l’avait pas vu pendant 5 ans, ça m’avait choqué. On avait une relation assez forte, elle avait peur d’aller à la cave mettre les poubelles, moi aussi, mais j’y allais quand même… elle a appelé son fils Maxime, et je pense que j’ai fait ce projet pour l’aider elle, pour aider son pays. Après je suis parti, à Marrakech, je ne connaissais que les Etats Unis et  la France, le dépaysement a été total, dans la Médina, j’étais complètement bouleversé, par la gentillesse des gens qui travaillaient sans relâche, je me disais que les gens les plus pauvre, était en général les plus généreux.

Twins existe depuis quand ? depuis le 7 décembre 2009, le jour de mon anniversaire !

Tu fais combien de chaussures par collection ? 30 chaussures environ, aussi bien pour les Hommes que pour les femmes, une collection hiver et une été.

D’où tires-tu ton inspiration ?  l’inspiration principale vient de ma mère, quand j’étais jeune elle me demandait conseil quand elle sortait diner et qu’elle s’habillait, est ce que c’est bien ?est ce que je peux mettre ça ? (rires) Sinon  dans la rue, sur internet, partout. Finalement.

J’adore l’idée des perles d’Afrique sur les sneakers? L’idée m’est venue en feuilletant le livre de ma belle tante Lee. j’ai trouvé ça sublime, je me suis dis qu’il fallait mettre ses perles brodées sur ma paire de chaussures. Je suis allée au Cameroun voir cette perlière je lui ai montré les prototypes pour savoir si c’était possible. Et depuis le lancement, ça marche super bien !

 Alors si j’achète des sneakers en perles d’Afrique, des enfants défavorisés auront la même (rires) ? Le dernier projet était en Colombie, et il y a des grandes inondations tous les hivers, avec nos recettes, on a produit des bottes qu’on a fait fabriquer dans le pays pour les enfants et non pas des sneakers produites en France ou au Portugal comme celle qui sont vendues.

 En moyenne, tu as combien de chaussure par An ? on produit environ 30 000 paires de chaussure. 

Chouette ta nouvelle ambassadrice, Leila Bekhti ? Je la trouve jolie et très éthique. Elle adore le projet et on va sûrement collaborer pour l’Algérie ensemble.

Vous avez déjà fait combien de voyages avec twins for Peace ? La première année on a fait le Brésil , la seconde le Mozambique, l’année dernière on a fait la Colombie et là, on part en Inde. Au Mozambique l’association s’occupait de 2000 Orphelins, donc on leur a offert 2000 paires. Et quand on a un autre budget, une partie de l’argent par pour l’éducation, on a créé un dispensaire au Mozambique, en Colombie, l’argent a payé  les professeurs, on a créé une école a Haiti…

Les chaussures coûtent combien ? Les classiques en général coutent 60 €, la plus chère doit être à 180.

Où est ce qu’on peut les trouver ? Elles sont vendues chez Colette au Printemps, Galerie Lafayette, et on peut faire des commandes spéciales. 

Un mot pour la fin ? On essaie de faire des beaux produits surtout parce qu’on ne veut pas être moralisateur. Le client les achète parce que c’est joli, après l’humanitaire ça donne du sens. Très important aussi c’est qu’il y a mon frère jumeau ALEX, qui est créatif, il fait des sculptures et il a beaucoup de talent. 

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