Catégorie Les carnets de François _55994440_statue_getty

Si tu vas à Rio…

« Si tu vas à RIO, n’oublie pas de monter la haut….» chantait Dario Moreno en 1958. Quand j’étais gosse, je rêvais de RIO. Les plages, les montagnes dans la ville, la musique. Je ne saurais pas dire ce qui m’attirait, ou pire, m’excitait, à ce point ; mais ce qui est sûr c’est que j’en mourais d’envie.

Il m’aura fallu de longues années avant de réaliser cette expédition –   j’en reviens à peine – mais la réalité a bien largement dépassé les rêves de cet imaginaire enfantin.

Loin de moi l’idée de vous en dresser un portrait touristique. Mais je ne pouvais pas ne pas vous livrer ici les impressions et sensations qui m’ont porté, guidé, et enivré pendant ce court séjour.

_55994440_statue_getty

D’abord il y a le choc de la carte postale. Notre appartement, idéalement situé à 2 pas de la plage de Leblon, nous a permis dès le premier réveil de tout de suite prendre la mesure de la ville. A peine arrivé sur cette plage immense qui se marie à sa grande sœur Ipanema à partir du posto 10, j’avais compris que je n’étais pas n’importe où. Une mégapole les pieds dans l’eau ou se mélangent les immeubles mi-chic mi-kitsch années 80 du front de mer avec la favela de Vidigal, jonchée sur la majestueuse montagne de Morro Dois Irmaos. Le véritable choc visuel arriva le lendemain avec la vue à couper le souffle depuis le Pain de Sucre : touristique diraient certains, absolument magique pour d’autres (j’en fais partie).

 Ensuite il y a le choc des contrastes. Je fus saisi très vite par la puissance de ces contrastes omniprésents ; entre l’hyper urbain des quartiers d’affaires et l’hyper jungle qui reprend partout un peu ses droits ; entre l’hyper richesse de ces avenues presque trop propres, et l’hyper pauvreté des favelas qui les entourent; entre l’hyper organisé des avenues quadrillées des quartiers de plages et l’Hyper bordélique de la charmante Santa Teresa et enfin entre l’hyper blondeur des gaillards aux yeux bleus et l’hyper métissage des beaux noirs aux yeux verts.

Mais surtout, et plus que toute autre chose, il y a le choc de la « Vibe ». Et c’est bien de cela dont je voudrais témoigner. Les nombreux locaux, carioca de toujours ou d’adoption, nous ont tout de suite parlé de cet « esprit de rio » ; de cette manière particulière de voir les choses, de cette facilité à suivre un mouvement, et surtout de le créer; de cette faculté à la fois fâcheuse et bien heureuse de disparaître pour mieux réapparaitre. Et je dois dire qu’on l’a bel et bien vécu cet esprit de RIO. Deux jours à peine après notre arrivée, nous effacions peu à peu les notions de programme, planning, et organisation pour se concentrer uniquement sur ce qui pouvait arriver, sur les gens que l’on pouvait rencontrer et sur les expériences que cela pouvait donner. Alors oui j’enfonce des portes grandes ouvertes en disant que cette « vibe » ce sont les carioca qui l’ont créée avec leurs sourires généreux et radieux, leur langue super chantante, parfois tellement caricaturale qu’on se croirait dans un sketch des inconnus, leur caïpirinha plus chargées en alcool que des super tanker en fioul, et leur musique, que l’on aime ou qu’on adore quand ils la jouent un peu partout dans la rue…

 

 

Bresil_RioDeJaneiro_EscalierSelaron

Que n’aurait-on pas raté si ma blonde amie Ondine ne s’était pas faite aborder par Laurent, ce brésilien au physique du Génie d’Aladin qui parlait français comme Christina Cordula « ma beautéééé ma poutain tou é souperbe » et qui nous emmena nous enivrer de samba dans les rues du Centro; si nous n’avions pas déjeuné avec le dandyssime Thomas éditeur de guides secrets et insolites venu en escale de quelques années avec sa famille, et qui nous conseilla vivement de se hisser en haut de la favela Vidigal pour admirer la vue ; si nous n’avions pas rejoint à cette soirée samba dans les hauteurs de la favela de Babylonia Axel ce guide du rio méconnu qui du haut de sa Posada Casa 48 veille sur la ville, et si mon ami Laurent, carioca d’adoption, ne nous avait pas conduit à la boite alternative et hipster Fosfobox après un charmant diner dans sa posada Casa Amarelo… Beaucoup d’histoires, beaucoup d’alcool, beaucoup de souvenirs.

2167_4_media

Bien sûr je mentirai si je ne mentionnais pas mon goût très prononcé pour les costumes et les carnavals qui dès le plus jeune âge me fit considérer RIO comme un paradis enchanté – alors que le temps m’a déjà amené à faire de Venise mon repère inconditionnel en février….Je pense que j’attendais de mieux apprivoiser la ville avant d’y revenir bardé de plumes…

Reveller from Vila Isabel samba school participates in annual Carnival parade in Rio de Janeiro's Sambadrome

Un seul mythe s’est effondré : les brésiliennes (du moins celles de Rio) … Je les croyais toutes plus ou moins comme Giselle. Il n’en fut rien au contraire ! En revanche, chères amies, les brésiliens, eux tiennent leur rang.

 

Alors « RIO ne REPOND plus ? » Normal, elle s’amuse…..

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#CarnetsdeFrançois

 

 

hm-summer-gisele-bundchen-swimwear-2014-1

D'autres carnets de François