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Peut-on entièrement s’habiller en seconde main?

L’idée qu’un vêtement n’est beau que s’il est neuf est largement révolue. Il n’y a qu’à voir la mode du vintage et le désir d’avoir vécu à une autre époque qui nous poursuit, désir largement motivé par l’esthétique des années 20, 50 ou 70 voire 90 pour les plus jeunes, oui la Banane à la taille fait son revival.

La question que je me pose est surtout, peut on « entièrement » s’habiller en seconde main ?

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S’habiller malin car dans tous les cas, on n’échappera pas à notre condition d’être née dans cette partie du monde où la consommation fait partie de notre quotidien, pour ne pas parler de besoin. Il m’est déjà arrivé de vider par petites touches mon placard pour gagner de la place et aussitôt acheter car, comme tout le monde, « je n’ai rien à me mettre ».

Et si la seconde main nous permettait d’affiner encore plus notre style ? On porte une plus grande attention à une pièce qui a déjà été portée avant de cliquer sur le bouton « j’achète ». Ça c’est pour la bonne conscience, j’accorde du temps au produit donc je consomme mieux ? Faire son shopping, c’est toute une philosophie « Au-delà du 9 ».

Et puis, franchement, quand on est accro aux robes Alaïa comme moi, difficile de se fournir directement dans la boutique, au risque de vivre dans ses robes et chercher un toit tous les soirs, vous me l’accordez, avoir un toit n’est pas un besoin négligeable. Alors comment trancher ? La seconde main.

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Sinon, la seconde main c’est aussi une seconde chance de mettre la main sur ce qu’on n’a pas réussi à shopper la première fois. Sur la seconde main, ne prône pas le tampon « pièce datant de la préhistoire de la mode ». Vous souvenez-vous de la robe dorée H&M Lanvin ? Je l’ai trouvée en seconde main.

 

 

 

Et pour la préhistoire, on a ce cachet authentique qui fait que mon bracelet a une histoire. Mon bracelet est un Yves Saint Laurent, celui qui me propulse de suite à Marrakech et ses années 70 d’opulence ! Et jamais un Saint Laurent Paris by Hedi Slimane. La mode c’est politique et il faut choisir son camp, surtout quand il s’agit de seconde main, l’acte est encore plus fort.

 

 

 

Je commence à m’auto convaincre de ce luxe qu’est la seconde main. Je dis oui à tout, sauf aux souliers. Pour moi impossible de glisser mes petits petons dans des souliers qui ont déjà servi. Le cuir neuf qui sent le propre n’a pas de prix. En revanche, le petit Kelly qui a vécu, je dis oui.

 

 

 

 

 

 

 

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Robe: Alaïa via vestiaire collective
Sac: Hermès via vestiaire collective

Bracelet manchette: Céline via Vestiaire collective
Lunettes de soleil: Vintage Givenchy 
Contributeur photos: Lama Mattar

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