Catégorie Les carnets de François get 27

GET (SET)… et MATCH

J’étais ce week-end à un mariage dans l’arrière-pays varois, où les cigales font la loi, et où le rosé a depuis bien longtemps remplacé l’eau du robinet.

Le temps était radieux, l’ambiance joyeuse, la mariée divine et le marié semblait… heureux. Les gens étaient beaux, les filles ondulaient nonchalamment dans des robes très courtes. Vins fins et cigares finirent d’égayer l’assemblée en fin de soirée.

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Mais plus qu’un simple amusement, ce mariage a été pour moi l’occasion d’une victoire personnelle, que je porterai au crédit de ma maturité galopante. Habitué des mariages, j’avais cultivé l’habitude de finir systématiquement assommé par un breuvage dont j’ai trop vanté les bienfaits pour en subir les dérives : le GET 27.  Alors, cette victoire, certes encore à confirmer, m’a fait repenser à tous ces matches perdus ou j’ai cru trop longtemps que le GET 27 était mon ami. Cela est faux. Et je vous en donne ces quelques anecdotes qui suivent pour preuves.    La première erreur qui entoure le GET 27 tient à son gout mentholé qui fait très vite penser à de la Listerine (bain de bouche corsé made in US, ndlr). Le consommateur, abusé par une sensation de fraîcheur aura très vite l’impression qu’en buvant du GET 27 il fait une double action, et pire, une bonne action : combiner l’agréable de l’alcool, à l’utile de l’haleine bien fraîche. Car oui, il vaut mieux avoir l’haleine fraîche pour « chopper » et très souvent l’alcool n’aide pas.

Get 27

Je me porte aujourd’hui en faux de cette croyance honteuse : le GET 27 n’a jamais rendu l’haleine fraîche, et encore moins sa consommation abusive. Pour preuve, un soir il y a quelques années, dans un club du 3ème arrondissement , alors que j’enchaînais les verres à base dudit alcool je me croyais prémuni contre les effets de celui-ci et abordais la piste de danse l’âme conquérante.

Que ne fut ma déception, quand, sur le point de conclure, ma cible se détourna pour ne point revenir. Il m’avoua quelques temps plus tard qu’il n’avait pas « senti » bon  m’embrasser ce soir-là. Alors, non; chers amis publicitaires, la réponse est non : quand vous annoncez fièrement « Que de la menthe » ? je vous confirme que non.

La seconde erreur, plus fatale encore, qui accompagne la consommation du GET 27 tient à sa forte dose de sucre qui annihile tous les autres alcools. Ne tournons pas autour du pot, je parle bien sûr de son âme-sœur la Vodka des steppes. Noyé dans une piscine verte fraîche, la Vodka se fait facilement oublier, au point qu’après plusieurs verres, elle a le gout de l’eau fraîche. Entraîné par la torpeur de la nuit, j’ai trop souvent subi la fourberie du mélange GET + Vodka.

Mon anecdote la plus honteuse à ce sujet, mais aussi peut-être la plus drôle fut quand, à un mariage à la montagne, croyant me diriger aux toilettes pour n’y faire qu’un passage éclair, je me réveillai 2H plus tard, assis sur le trône de fer, et découvrant à ma sortie que la fête était finie.

 

Mine de rien, je quittai les lieux discrètement, bien sûr gêné. Mais amusé au fond.    Alors, cette victoire sera peut-être de courte durée, mais pour la première fois depuis longtemps j’ai résisté à l’appel du GET, et n’oubliez pas que… quand le GET te Jette, il te GET sec.

 

Conclusion : boire du champagne. Ou ne pas boire du tout.

A suivre

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