Catégorie Les carnets de François Öèôðîâàÿ ðåïðîäóêöèÿ íàõîäèòñÿ â èíòåðíåò-ìóçåå Gallerix.ru

Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes.

Louvre_Museum_Francois pignol- Une Libanaise a paris
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Pour le publivore que je suis, j’ai en tête la publicité qu’avait réalisée Jean-Paul Goude pour les chocolats Lindt. Je me souviens surtout du slogan de fin ; il m’a inspiré ce billet.

Après un samedi pluvieux, le temps nous offrit dimanche une belle journée ensoleillée. Et alors que Paris restait bien plus que calme qu’à son habitude -  certainement encore meurtrie par les terribles événements de vendredi dernier -  j’avais envie de flâner mais plus encore de me sentir submergé par la beauté. A l’évidence, un endroit plus que tout autre pouvait m’offrir ce «shoot » : le Louvre bien sur !

Par chance, les touristes n’étaient pas légion. Je n’avais pas de parcours précis en tête, j’avais juste l’envie de laver ma tête des images d’horreur qui défilaient en boucle sur les chaînes de télévision, par des images de tableaux ou de statues.

J’ai commencé mon parcours par les galeries d’art grec et ai tout de suite été saisi par la finesse et la précision des statues antiques. Mais aussi par la fascination qu’ils ont dû avoir pour représenter leurs dieux et leurs héros dans des dispositions physiques si majestueuses. En passant devant la Venus de Milo, j’entendis des visiteurs se demander « pourquoi est-elle si connue, elle et pas une autre » ? Bizarrement, en la regardant, j’avais l’impression d’avoir la réponse. Ensuite je découvris les salles d’art Egyptien, que n’avais jamais visitées. Là encore, des trésors, vieux de plusieurs milliers d’années, sarcophages, objets, bijoux, dans un parfait état de conservation. Ma réflexion, fut alors toute autre : je pensais à l’Egypte que je ne connaissais pas mais surtout à Palmyre qui me fascine depuis l’enfance. J’eus la peine de penser que peut-être je ne la verrai jamais…. On a souvent reproché au monde occidental d’avoir accaparé les trésors de mondes très éloignés. Vu le triste sort que certains leurs réservent dans leurs propres pays, je me réjouissais alors que nous en ayons gardés autant.

 Mon trajet me mena ensuite dans l’aile ouverte en 2014 dédiée aux arts décoratifs français de Louis XIV à Louis XVI : que ceux qui n’y sont jamais allés, y courent ! Tout ce que la France du Grand Siècle compte de plus précieux et raffiné est rassemblé dans ces décors magnifiques (entre autres les superbes meubles Boulle ou Riesener).

 Jusque là, je n’avais pas encore vu de tableaux, et il m’était impossible de quitter le Louvre sans avoir vu des toiles. Sur mon chemin, je fis un détour dans l’éblouissante Galerie d’Apollon, qui rappelle bien qu’avant d’être un musée le Louvre fut avant tout un palais royal somptueux. Suivant les indications qui menaient à la Joconde je me retrouvais alors dans la grande salle des chefs d’œuvre italiens : si Mona Lisa n’attira que peu mon attention, j’étais fort heureux d’être entourés par les toiles de Veronèse et son imposant « noces de Cana » ou encore des portraits du Titien. Dans la continuité, la grande Galerie me rappelait à quel point la peinture italienne comptait de chef d’œuvres et combien le Louvre en regorgeait : des portraits de Raphael, aux grandes toiles de Léonard de Vinci.

 Enfin – car il fallait bien finir- la peinture française m’offrit les derniers moments avant la fermeture du musée.  Et pas n’importe laquelle : celle de la fin du 18ème siècle et au-delà, celle du romantisme à la française, celle des grands formats, des épopées, des grands bouleversements pour le pays, celle de la révolution, celle de Napoléon.

 En cette période bien triste, revoir « La Liberté guidant le Peuple » me redonna de l’espoir.

 Vive la France, et Vive la République

A suivre
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