Catégorie Semaine de la mode vogue-festival-2016-Une Libanaise à Paris-À la Une

British Vogue: 100 ans de mode

styling-1-vogue-21may16-une libanaise a paris

100 ans et pas une ride. L’édition anglaise du magazine Vogue célèbre cette année son centenaire et organise son festival pour la troisième année consécutive.

Anniversaire oblige, le “Vogue 100 festival 2016” a vu les choses en grand. De Juergen Teller à Alexa Chung, d’Alessandro Michele de Gucci à Isabel Marant, de Grace Coddington à Kim Kardashian en passant par le duo Domenico Dolce et Stefano Gabbana, tous sont là pour animer des conférences et partager leur expertise et expérience avec une audience aussi attentive que super-lookée.

Samedi 21 mai, 11h, ciel incertain. Une faune fashion se presse devant la Royal Geographical Society. A quelques pas de là, dans les jardins de Kensington Garden, se dresse le pavillon Vogue. A l’intérieur, ateliers de stylisme, bar à manucure, Vogue shop et même Vogue café, on vit définitivement à l’heure du magazine ce matin.

11h30, la conférence réunissant Juergen Teller et Alexandra Shulman, rédactrice chef du Vogue UK est sur le point de débuter.

Juergen n’épargne aucun détail. De son père déçu de ses choix de carrière à son amitié de 17 ans avec Marc Jacobs. On sent un homme très franc et peu dans la retenue “Il y a un moment où vous en avez marre d’attendre Naomi Campbell pendant 5 heures”. Le photographe sait de quoi il parle. On lui trouverait presque un talent d’acteur lorsqu’il explique l’histoire derrière son fameux cliché “Octopussy” devant un public amusé: “Je dînais dans un restaurant à Rome et on m’a apporté cette pieuvre. Ça m’a marqué, on aurait presque dit un petit bébé. Quelques jours plus tard je photographiais une pieuvre dans un lit. C’était Octopussy* “ Juergen est cru, comme ses photos.

 

 

Juergen-Teller-6-vogue-21may16-darren-gerrish-une libanaise a paris
Juergen Teller-Vogue Festival-Une Libanaise a paris
val-garland-talk-atmosphere-vogue-21may16-une libanaise a paris

Un heure pile, le programme est millimétré. Même Kim Kardashian est à l’heure.

D’elle on apprend qu’elle s’est lassé du contouring et explique comment réaliser le selfie parfait (indice: il implique une bonne dose de duck face, d’éclairage parfait et d’angle très précis).

A 14 heures, c’est au tour du trio Alexa Chung, Derek Blasberg et Lauren Santo Domingo de prendre le micro.

Alexa est sublime dans un tailleur pantalon pattes d’éléphants à brocards de chez Gucci. Son acolyte Derek aura lui aussi fait confiance à Alessandro Michele, en Gucci de la tête aux loafers en fausse fourrure. Quant à Lauren, co-fondatrice de Moda Operdandi, elle est un concentré d’élégance dans une combinaison noire à la coupe divine.

 

“J’ai tendance à être trop apprêtée peu importe où je me rends. C’est mon côté Upper East Side”. C’est pourtant cette même Lauren qui raconte amusée “Mon premier entretient à Vogue, je suis arrivée directement de discothèque, encore alcoolisée et en pantalon de cuir”. Si elle n’a pas été engagée ce jour là, elle aura retenu ses leçons pour un deuxième tour, concluant cette fois.”

Alexa nous parle de ses icones mode de Mick Jagger à Charlotte Rampling et confesse “Je déteste être qualifiée de sexy et je porte toujours des baskets ou des ballerines avec une robe. Si on me dit « Waouh tu es sexy ! », je vais me changer ».

La palme du conseil revient à Derek Blasberg (qui pour la bio express est rédacteur at-large au Vanity Fair et accessoirement l’ami de 99% des célébrités) : « La vie est un marathon, pas un sprint. » Celui qui a déménagé à 18 ans de son Missouri natal pour New-York reconnaît que c’est son travail acharné qui l’aura mené si loin. Ah, et n’oublions pas : pour son Instagram, il choisit toujours le filtre Valencia.

 

Assises derrière nous, Alexandra Shulman, Isabel Marant et Caroline de Maigret, très attentives, seront les prochaines à prendre la parole et raconter leur vision du style à la Française.

C’est un peu ça le festival Vogue : beaucoup de stars, beaucoup de glamour mais surtout beaucoup de franches confessions et un réel échange avec le public. Il est certain que ce cru 2016 très réussit n’à fait que confirmer un retour l’année prochaine. De quoi inspirer Vogue Paris… ?

lsd-derek-blasberg-alexa-chung-1-vogue-21may16- Une libanaise a paris

*Contraction de Octopus, le poulpe, et pussy , vagin-très familier.

D'autres Semaine de la mode