Catégorie Les carnets de François capri1

Capri c’est PAS fini !

 

Depuis la mer, on ne voit qu’eux : les « Faraglioni », ces trois rochers inséparables qui annoncent l’arrivée à Capri depuis la côte Amalfitaine. Telle une douane de mer, ils s’imposent aux marins comme un passage obligatoire avant de pouvoir pénétrer cet Eden.

C’était eux que l’on visait depuis notre petit bateau à moteur – « gommone » comme disent les italiens – sur lequel nous avions embarqué depuis Praiano, ce joli village jonché à flanc de roche, à deux pas de Positano. Des lieux nous ne connaissions rien. Juste un nom, mythique, une chanson française populaire depuis les années 1960 et bien sûr plein d’images dans la tête.

A pleine allure nous approchons de l’île : Capri, et sa ligne de crête dramatique, s’offre enfin à nous. Mirage ou réalité, nous apercevons, cachée dans les pins, la sculpturale Casa Malaparte connue mondialement pour avoir été le décor du Mépris de Godard. Une beauté absolue.

L’arrivée dans la baie de Marina Picola offre un spectacle tout aussi grandiose mais cette fois-ci sur l’eau : des jumbo yachts rivalisent de luxuriance et de taille et se reflètent les uns les autres. Il est 13H, l’heure de s’attarder à table.

Nous découvrons, presque par hasard, ce qui restera comme un des meilleurs déjeuners de ma courte vie : La Fontellina, ce havre de paix, ou le temps s’arrête à l’occasion d’un plat de pâtes ou d’un poisson grillé. Un régal. Un délice. L’heure tourne, nous devons rentrer sur la côte, les yeux pleins de cette lumière qui rend heureux.

Impossible de ne pas y revenir : quelques jours après, 4 d’entre nous finissent les vacances par un dernier week-end à Capri. Une petite folie vue les prix à la pleine saison. Qu’importe, Capri vaut bien une messe.

Le soir, la piazzetta s’anime, je me plais à imaginer Gianni, Jacky O’, et Aristote O ‘ attablés après le repas. Une connaissance de New-York nous dit qu’il faut absolument  aller dans ce club mythique de l’île « Anima & Cuore ». Nous nous exécutons : l’ambiance n’est pas bonne, elle est déchaînée. Jusqu’à 5 heures du matin, le groupe emmené par Guido Lembo fait chanter la foule à tue-tête les tubes rock, pop, disco et surtout les variétés locales. Le chanteur est une star locale, peut-être même nationale.

Le lendemain nous quittons l’île, assurés d’y revenir. Un jour ou un autre.

Non cher Hervé… Capri c’est PAS Fini.

A suivre
#CarnetsdeFrançois
faraglioni rocks
contempt-le-mepris-brigitte-bardot-bikini
2_d.20140919132240
D65-487847

D'autres carnets de François