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Diane Von Fürstenberg

Je rencontre Diane Von Fürstenberg, à la tête d’un empire de mode, et je ne trouve rien d’autre à lui dire que : « je ne comprends pas pourquoi les vêtements prennent autant de place dans nos vies ! Franchement, on devrait s’en foutre » à peine ma phrase terminée, je me rends compte qu’encore une fois, il n’y a pas de filtre entre le moment où l’idée traverse mon cerveau, et quand les paroles sortent de ma bouche. J’ai peur de lui faire perdre son temps, d’être maladroite, ou pire de faire mon intéressante. On est assises et  entourées d’une horde d’attachées de presse, chacune responsable de sa région dans le monde, je découvre une Diane qui a les idées très claires : « Mais on s’en fout de ce que l’on porte ! ce n’est pas important, c’est ce qu’on fait avec qui compte ».  Mais oui, c’est ça ! Pourquoi, sur un tapis rouge, on va demander à une Charlize Theron qui vient de tourner dans un film, ce qu’elle porte ? L’actrice devrait être saluée pour sa performance et non, c’est l’étiquette de sa robe qui brille qui intéresse tout le monde.

Aujourd’hui à la tête d’un empire, Diane n’a pas toujours su où elle allait mais possédait une conviction ultime « Je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie mais je savais quelle femme je voulais être ». Savoir quelle femme on veut être, voilà une ambition qui passe aussi par nos codes vestimentaires.

 

D’ailleurs nous nous accordons sur cette pensée : l’important n’est pas ce que l’on porte mais ce qu’on fait avec ce que l’on porte. La sublime robe rouge que je repère par exemple. Elle sera parfaite pour une soirée séduction. Pragmatique, je la porte sous un manteau, le chouchou de Diane, et le mien aussi d’ailleurs « il est génial, c’est en fait 3 manteaux, vous pouvez mettre les lèvres seules, vous pouvez défaire du côté rouge ou du côté plastique, 3 en 1 ».

Autant de possibilités pour nous permettre de l’adapter en toutes situations. Car ce que l’on revêt exprime aussi ce que l’on veut.

 

Dans un monde où l’apparence prime, où la marque de notre robe importe plus que le projet qu’on défend, un monde de communication marketé, les mots de Diane résonnent. L’important étant de savoir qui l’on veut être. 

 

 

 

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