Catégorie Les carnets de François Bettina Rheims-monica bellucci-une libanaise a paris-francois pignol.2

Femmes, Femmes. Mode d’emploi. Bettina Rheims à la MEP

Elles sont brunes, blondes, rousses, stars, égéries, mannequins, ou simples inconnues, transsexuelles, ou transformistes. Elles, ce sont les femmes que Bettina Rheims prend en photo depuis la fin des années 70 et qu’elle expose au Musée Européenne de la Photo (MEP).

La MEP est ce  musée unique en son genre dirigé par son fondateur visionnaire Jean Luc Monterrosso qui, à force de conviction a réussi à transformer très bel Hôtel Hénault de Cantobre en un musée entier dédier à la photographie. Depuis 1996, cette institution s’est imposée comme un point de passage obligé pour tous les amateurs d’images en proposant un mélange entre rétrospectives des grands maitres (comme Meyerowitz, Ewitt, ou Cartier-Bresson) et jeune photographie ou moins connue.. La MEP est un temple dont je ne rate presqu’aucune expo.

Mais revenons à Bettina. Fille du célèbre commissaire priseur Maurice Rheims – qui avait notamment eu la lourde tache de régler l’inventaire de la succession Picasso – Bettina Rheims appartient à ces grandes lignées où parents, enfants, conjoints, et compagnons inscrivent leur nom dans un domaine artistique, culturel, ou du monde des affaires.

Elle commence la photo en 1978. Très vite son thème de prédilection s’impose : la femme. Mais pas n’importe laquelle. La femme prise sur le vif, la femme dénudée qui laisse découvrir son corps pour peut-être faire apparaître une forme de vérité. Mélangeant photos de mode – on lui doit par exemple quelques-uns des premiers clichés de la jeune Kate Moss encore jeune et très brindille – portraits de stars ou séries plus intimes, l’exposition retrace sur trois niveaux la palette de l’œuvre de Bettina Rheims. Impossible de ne pas mentionner certains portraits iconiques comme ceux de la divine Charlotte Rempling, que l’on retrouve à trois reprises, à différents moments de sa vie, mais toujours aussi belle et envoutante. On trouve aussi une Madonna qui se prélasse sur le sol, une Monica Bellucci en déesse rouge-sang version Ketchup et ma préférée : la très chic Kristin Scott Thomas qui enlève sa perruque blonde-platine comme le ferait une danseuse de strip-tease.

Un seul regret peut-être : ne pas avoir retrouvé le portrait de Jacques Chirac qu’elle avait fait en 1995. Il aurait, je trouve, eu toute sa place au milieu de ces jolies femmes aux seins rebondis.

A suivre. Et à voir à la MEP jusqu’au 27 Mars.

 

#CarnetsdeFrançois

 

 

Bettina Rheims-une libanaise a paris-francois pignol.4
Bettina Rheims-une libanaise a paris-francois pignol.3
Bettina Rheims-une libanaise a paris-francois pignol.
Bettina Rheims-une libanaise a paris-francois pignol.5

D'autres carnets de François